
DURANT, Pierre, Georges, Louis
Né le 20 octobre 1922 à Noyers (Eure) ; déporté le 17 août 1944 à Buchenwald ; décédé le 22 avril 1944 vers Haineken
DURANT, Pierre, Georges, Louis // Naissance : 20-10-1922 à Noyers (Eure) ; Domicile : Gisors Eure () ; Repression : Déporté le 17-8-1944 à ; 22-4-1945 à Friedersdorf (Allemagne) ; Décédé
Fils d’un industriel, Julien Durand, et de Germaine Koch-Foccart, sans profession,
Pierre Durand est à l’âge adulte un ouvrier agricole. Né en 1922, il fait partie de
la classe d’âge requise sans aucune exemption pour aller travailler en Allemagne dans
les usines du Reich. Le jeune homme s’y refuse et part se cacher dans la Mayenne, à Ambrières, berceau
de la famille Koch-Foccart. Est-il envoyé par Jacques Foccart, le responsable-adjoint
du réseau action « Plan tortue » ? Quoi qu’il en soit, le jeune homme s’engage dans
le réseau dont l’objectif était de soutenir les Alliés lors du Débarquement, en freinant
l’acheminement des renforts allemands vers les zones de combat. Le réseau avait pour
responsable des départements de l’Orne, la Sarthe, la Mayenne, le Calvados et la Manche,
Régis Des Plas
et Jacques Koch-Foccart.
Infiltré par un agent à la solde de la Gestapo d’Angers, le réseau subit de nombreuses arrestations, entre le 10 et 30 mai 1944. Pierre Durand est arrêté par la Gestapo le 10 mai 1944 dans une ferme entre Lassay et Tuboeuf en Mayenne. Incarcéré à la prison du Pré-Pigeon à Angers (Maine-et-Loire) le jour même, il est envoyé au camp de rassemblement de Compiègne le 1er août 1944 (mle 46 501). Antichambre des camps de concentration du Reich, le jeune homme part dans un convoi, le 17 août 1944, destiné au KL Buchenwald. Immatriculé sous le numéro 81 002, ses geôliers l’envoient au Kommando de Neu Stassfurt qui vient d’ouvrir, le 13 septembre 1944. Ce camp annexe de Buchenwald est destiné à la construction, dans d’anciennes mines de sel, des usines de fabrication d’armement afin de les protéger des attaques aériennes alliées.
Épuisé par les terribles conditions d’existence de la vie concentrationnaire, le jeune homme ne survit pas à la marche de la mort. Le 22 avril 1945, parce qu’il ne peut plus avancer, il est abattu par ses gardiens entre Nassau et Friedersdorf et Nassau à plus de 300 km du Kommando. Il est inhumé à Oberbobritzsch, un petit village près de Hainichen.
Le nom de Pierre Durand est gravé sur les monuments aux morts de Gisors et d’Ambrières-les-Vallées. Il figure sur une plaque commémorative à l’hôtel-de-ville de Gisors et une autre à Ambrières, situé sur la place des résistants-déportés : « En hommage aux résistants de la ville d’Ambrières-les-Vallées, à la mémoire de ceux qui ont donné leur ville pour notre liberté ». Il est aussi mentionné dans le musée de la Déportation de la Mayenne, sur le Mur Mémorial des déportés. Une rue a été baptisée de son nom à Gisors.
Sources : SHD-Caen : 21P446490 ; SHD-Vincennes: 16P204165 ; AD27 : 2E8398 ; memorialgenweb.org
Françoise Passera
Mots-clés :
- 20-10-1922
- Noyers, Eure
- Gisors, Eure
- Lassay, Mayenne
- 10-5-1944
- Ambrières, Mayenne
- Angers, Prison du Pré-pigeon, Maine-et-Loire
- Compiègne, Oise (46501)
- Buchenwald (81002)
- Neu Stassfurt (81002)
- 22-4-1945
- Friedersdorf, Allemagne




