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FOUQUE, Maurice, Jean, Pierre

Photo : AD14 : 3R/325

FOUQUE, Maurice, Jean, Pierre

Né le 12 juillet 1889 à Saint-André-de-Fontenay (Calvados) ; domicilié à Caen (Calvados) ; exécuté le 11 septembre 1944 à Hartheim (Autriche).

FOUQUE, Maurice, Jean, Pierre // Naissance : 12-7-1889 à Saint-André-sur-Orne (Calvados) ; Domicile : Caen Calvados () ; Repression : Déporté le 22-3-1944 à  ; 11-9-1944 à Hartheim (Autriche) ; Décédé

Maurice Fouque est né à Saint-André-de-Fontenay (aujourd’hui Saint-André-sur-Orne), le 12 juillet 1889. À sa naissance, son père François est sans profession tandis que sa mère Blanche est institutrice.Maurice Fouque est l’un des fondateurs de la Jeunesse Laïque caennaise en 1906. Fonctionnaire de l’administration des PTT, il est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale dans le génie puis le corps télégraphique. Domicilié 38 rue des Carmélites à Caen après la guerre, il devient réserviste en 1923. Maurice Fouque est une personnalité politique importante du Calvados pendant l’Entre deux guerres. En effet, dès ses 17 ans, il s’engagé politiquement au sein de la SFIO dont il devient le secrétaire fédéral pour le Calvados en 1930. Le 24 février 1931, l’ASPTT de Caen, l’association omnisports, est constituée. Maurice Fouque fonde alors la section basket. Il devient conseiller général SFIO en 1937 puis conseiller municipal à Caen à partir d’avril 1941. Cependant, il est démis de ses mandats le 26 novembre 1941 par décret ministériel pour son appartenance prétendue à la franc-maçonnerie. En 1941 ou 1942, il rencontre Henri Ribière, alors conseiller à la préfecture du Calvados et responsable du mouvement Libération-Nord. C’est ainsi qu’il s’engage dans la résistance et devient chef de Libération-Nord pour le Calvados. Ce mouvement est souvent formé d’anciens membres de la SFIO et se concentre sur la lutte politique plutôt que sur la lutte armée. Au titre de Libération-Nord, il fait partie du Comité départemental de Libération constitué clandestinement à l’automne 1943.Il est dénoncé par le garagiste Hervé et arrêté par la Sipo-SD le 8 décembre 1943 puis déporté au camp de concentration de Mauthausen (Autriche) le 22 mars 1944. Il est exécuté le 11 septembre 1944 au centre de mise à mort d’Harteim (Autriche). Son corps est transféré à Caen le 28 février 1947. Il reçoit la mention « Mort pour la France » le 10 mars 1952 et la médaille de la Résistance française en 1955. Une place, un gymnase et un stade de Caen portent son nom.

Sources : AN : 72AJ/59 (dossier 5) ; SHD-Caen : 21P451275, SHD-Vincennes : 16P230312 ; AD14 : 4E/9731, 4E/11390, 3R/325, 1R/342, 19W/4 ;  J. Quellien , Livre mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, 2004, p.90-91 ; maitron-fusilles-40-44 .fr

Maxence Philippe

Mots-clés :

Déporté
  • 12-7-1889
  • Saint-André-sur-Orne, Calvados
  • Caen, Calvados
  • 8-12-1943
  • Caen, Calvados
  1. Caen, Maison d'arrêt, Calvados
  2. Compiègne, Oise (27288)
22-3-1944, I.191
  1. Mauthausen (59944)
  2. Hartheim
Décédé
  • 11-9-1944
  • Hartheim, Autriche
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