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GARNIER Georges, Léon

Photo : ONaCVG

GARNIER Georges, Léon

Né le 27 octobre 1924 à Alençon (Orne) ; domicilié à Alençon ; déporté le 2 juillet 1944 à Dachau ; rescapé.

GARNIER Georges, Léon // Naissance : 27-10-1924 à Alençon (Orne) ; Domicile : Alençon Orne () ; Repression : Déporté le 2-7-1944 à  ;  ; Rescapé Osterburken Allemagne

Georges Garnier naît dans un foyer modeste, route de Mamers à Alençon, d’un père chauffeur et d’une mère au foyer. Il commence à travailler très jeune : avant la guerre, il est matelot soutier à bord du Saint-François, un navire de la Compagnie des Bateaux à Vapeur du Nord (CBVN). La suite de son parcours avant son arrestation est mouvementée. Il semble qu’en 1940 le Saint-François soit immobilisé à Alger, ce qui entraîne le retour de Georges dans sa famille à Alençon, 13, rue Sulpice. En 1942, pour échapper à la réquisition par les Allemands, il trouve refuge dans la ferme de M. Lepitre au Cercueil (Orne). Mais le 30 octobre 42, il est au Havre (Seine-Maritime) pour épouser sa première femme, Thérèse Chaudet. Quelques mois plus tard, le voilà à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) où, d’après ses déclarations, il est arrêté par la police et interrogé début décembre 1943 après avoir volé des armes au Groupe Mobile de Réserve Parisis (une unité de police créée par Vichy). Quelques jours plus tard, il est dans les Pyrénées-Atlantiques où il espère gagner l’Espagne par les montagnes dans le but de rejoindre la France Libre.

Le 3 janvier 1944, alors qu’il doit franchir la frontière à Eaux-Bonnes, le passeur le trahit et le

livre à une patrouille de la Sipo-SD. Georges est enfermé le jour même à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques). Le 6 janvier, il est conduit à Pau, puis le 10 à Toulouse (Haute-Garonne), dans la prison Saint-Michel. Le 25 juin, il est transféré au camp de Royallieu (Frontstalag 122) à Compiègne dans l’Oise (mle 41712), l’un des principaux camps de transit pour les prisonniers politiques avant la déportation. Le 2 juillet 1944, c’est le départ pour Dachau dans le « train de la mort » : sur les 2 200 hommes environ partis de Compiègne, plus de 500 au moins meurent de soif et d’hyperthermie pendant le trajet ralenti par les sabotages. Le 5 juillet, le train arrive à Dachau ; affecté au block 21, Georges y reçoit le matricule 76 851. Le 22 juillet, il est transféré vers les camps du Neckar (Bade-Wurtemberg), des Kommandos du Struthof. Le 24 juillet, il est d’abord affecté à Neckargerach (matricule 21 444) où les détenus travaillent dans d’anciennes mines de gypse afin de les convertir en usines souterraines pour les moteurs d’avion Daimler. Puis il est placé dans un Kommando voisin, à Neckarelz. Le 4 avril 1945, il est libéré par les Américains à Osterburken, à quelques dizaines de kilomètres à l’Est de la vallée du Neckar.

Rapatrié en France le 26 avril 1945 via le centre d’accueil frontalier de Strasbourg, il souffre notamment de difficultés cardio-respiratoires qui l’empêcheront de reprendre son emploi de soutier. Il meurt à Dives-sur-Mer (Calvados) le 25 août 1975, à 50 ans.

Sources : Archives Arolsen ; SHD Caen : 21P255374 ; AD61 : 3E2/001/455, 517J4 ; bddm.org

Erwan Cheminel

Mots-clés :

Déporté
  • 27-10-1924
  • Alençon, Orne
  • Alençon, Orne
  • 3-1-1944
  • Les Eaux-Bonnes, Basses-Pyrénées
  1. Oloron-Sainte-Marie, Basses-Pyrénées
  2. Pau, Basses-Pyrénées
  3. Toulouse, Prison Saint-Michel, Haute-Garonne
  4. Compiègne, Royallieu, Oise (41712)
2-7-1944, I.240
  1. Dachau (76851)
  2. Neckargerach (21444)
  3. Neckarelz (21444)
Rescapé
  • 4-4-1945
  • Osterburken, Allemagne
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