
Photo : AD14 : 604W/186
GOLINSKI Michel
Né le 19 mai 1882 à Kalisch (Pologne) ; domicilié à Colombelles (Calvados) ; exécuté le 12 juillet 1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados).
GOLINSKI Michel // Naissance : 19-5-1882 à Kalich (Pologne) ; Domicile : Colombelles Calvados () ; Repression : Exécuté le 12-7-1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados) ; Décédé
Né en Pologne, Michel Golinski arrive en France en 1910 et entre à la Société métallurgique de Normandie en 1920, où il travaille en tant qu’ajusteur électricien. Avec son épouse, Françoise Frankiewicz, ils ont trois enfants : Stanislas né en 1910 à Cutry (Meurthe-et-Moselle), Casimir né en 1911 à Cutry également et Hélène, née en 1914 à Herserange (Meurthe-et-Moselle).
Pendant la guerre, il est probable que Michel Golinski ainsi que Maurice Serré
et Jean-Marie Passot
, fassent partie d’un petit groupe de résistants, avec à sa tête Georges Lebrun
. Après le Débarquement, ils ont pour mission d’aider les parachutistes alliés à passer
les lignes allemandes.
Le groupe est dénoncé par deux jeunes hommes de Melun. Ces derniers avaient, peu de temps avant, rencontré Georges Lebrun, souhaitant apporter leur aide à la Résistance. Ils sont arrêtés alors qu’ils tentent, selon les consignes qui leur ont été données, de franchir les lignes ennemies. Sous la menace, ils mènent la Gestapo à la maison de Maurice Serré, à Colombelles. Georges Lebrun, Michel Golinski, Maurice Serré, Jean-Marie Passot et Robert Buhours (membre du groupe lui aussi), tous les cinq réunis, y sont arrêtés, le 8 juillet 1944 au soir.
Golinski, Serré et Passot sont immédiatement conduits au nouveau siège de la Gestapo,
à Argences, dans la maison du docteur Derrien
, lui-même fusillé le 6 juin 1944. Pendant ce temps, Lebrun et Buhours sont retenus
attachés à la roue d’un camion ; le premier parvient à se détacher et à s’échapper.
Une voiture de police revient par la suite chercher le second et l’emmène à son tour
au siège de la Gestapo. Le lendemain matin, Serré, Passot et Golinski sont emmenés
en voiture. Celle-ci revient vide, d’après Robert Buhours qui est témoin des évènements.
Dans la soirée, Georges Lebrun est finalement retrouvé par la Gestapo et amené à Argences.
Le 12 juillet, il est à son tour emmené dans une voiture. Georges Lebrun, Michel Golinski,
Maurice Serre et Jean-Marie Passot sont vraisemblablement exécutés dans les bois de
Saint-Pierre-du-Jonquet. Robert Buhours échappe à ce sort : il est relâché ou parvient
à s’échapper.
Dans les bois de Saint-Pierre-du-Jonquet, des charniers sont découverts en septembre 1944 et en novembre 1946. Sur les 28 corps retrouvés, seuls 17 ont pu être identifiés, parmi lesquels ceux de Maurice Serré et Jean-Michel Passot.
Sources : SHD-Caen : 21 P 481 964 ; AD14 : 604W/186, 991W/74, 57J/395 ; Y. Lecouturier, Massacres à Saint-Pierre-du-Jonquet, p. 67 ; Quellien Jean, Passera Françoise, Livre mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, p. 102
Klervie Dogon
Mots-clés :
- 19-5-1882
- Kalich, Pologne
- Colombelles, Calvados
- 8-7-1944
- Colombelles, Calvados
- 12-7-1944
- Saint-Pierre-du-Jonquet, Calvados




