
Photo : AP Meyer
MEYER Marc, Roger
Né le 13 juillet 1890 à Charmes (Vosges) ; domicilié à Caen (Calvados) ; déporté le 12 août 1943 à Aurigny ; rescapé.
MEYER Marc, Roger // Naissance : 13-7-1890 à Charmes (Vosges) ; Domicile : Caen Calvados () ; Repression : Déporté le 12-8-1943 à ; ; Rescapé Drancy Seine
Fils de Léopold, ministre officiant, et de Claire Lévy, sans profession, Marc Meyer est un ancien combattant de la Grande Guerre. De la classe 1910, il effectue son service militaire avant d’être rappelé en août 1914. Blessé rapidement par balle au bras droit, il combat pendant deux ans avant d’être réformé en raison de la paralysie de son avant-bras, des suites de sa blessure.
Il se marie le 14 janvier 1922 avec Marcelle Lacroix, à Paris (Seine), puis le 31 août 1933 avec Angèle Triboux, toujours à Paris. Les nouveaux mariés divorcent le 16 juin 1938 après les quelques déboires judiciaires de Marc Meyer.
En 1941, il habite à Caen, au 36, chemin des muguets. Il est alors représentant de commerce. Au printemps 1942, suite aux deux sabotages d’Airan (Calvados) contre des trains de permissionnaires de la Wehrmacht les 15-16 avril et 31 avril-1er mai, il se trouve sur une liste de Juifs qui doivent être arrêtés en représailles. Averti de sa présence sur cette liste, il réussit à éviter l’arrestation, quitte son domicile et se réfugie chez Mme Chilo, au 46 de la rue Saint-Jean à Caen.
Il est toutefois retrouvé un an plus tard par un inspecteur de Rouen (Seine-Inférieure), appartenant à la Section d’enquête et de contrôle (SEC), anciennement la police aux questions juives. Il est arrêté le 4 mai 1943 à Caen. Pour Marc Meyer, son arrestation est due à son écoute active de la radio anglaise. « Monsieur Hervieu, cafetier place de la Gare à Caen, avait mis son poste de radio, installé près d'une salle toujours remplie d'Allemands, à ma disposition. J'écoutais, 2 fois par jour, les informations de la BBC. Je les diffusais et communiquais les mots d'ordre de la France Libre. J'ai été dénoncé ».
Il est envoyé dès le lendemain à Drancy (Seine). Le 16 juillet, il est envoyé avec d’autres internés du camp de transit vers le Cotentin, à Querqueville (Manche). Il fait partie du premier convoi des déportés juifs à rejoindre l’île anglo-normande d’Aurigny. Sur place, les déportés sont affectés à des chantiers de l’organisation Todt dans le cadre de la construction du Mur de l’Atlantique. Sur l’île, un médecin de la Kriegsmarine conseille aux autorités du camp de favoriser le rapatriement des déportés trop faibles ou trop âgés pour travailler sur les chantiers. Un premier convoi sanitaire est organisé le 15 janvier 1944. Marc Meyer en fait partie. Il arrive à la gare Saint-Lazare (8e) quatre jours plus tard. À Paris, l’Union générale des Israélites de France (UGIF) parvient à faire transférer la centaine d’anciens déportés vers l’hôpital Rothschild (12e). Le 5 avril, certains d’entre eux sont transférés à l’asile voisin de Picpus (12e) avant d’être de nouveau transférés à Drancy le 14 juillet. Marc Meyer retrouve la liberté avec la libération de Drancy le 18 août 1944.
De retour à Caen, il occupe la profession de libraire.
Il décède le 17 octobre 1960 dans la cité caennaise.
Sources : SHD-Caen : Dossier Statut ; AD 88 : EC (Charmes) ; J. Quellien (dir.), Livre Mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, 2004, p.179
Benoit Luc
Mots-clés :
- 13-7-1890
- Charmes, Vosges
- Caen, Calvados
- 4-5-1943
- Caen, Calvados
- Caen, Calvados
- Drancy, Seine
- Querqueville, Manche
- Aurigny
- Paris, Hopital Rothschild
- Paris, Hospice Picpus
- Drancy
- 18-8-1944
- Drancy, Seine




