
Photo : ONaCVG
PERRONNEL Serge, Constant
Né le 26 mai 1911 à Caen (Calvados) ; domicilié à Beaumont-en-Auge (Calvados) ; déporté le 17 mai 1944 à Aurigny ; rescapé.
PERRONNEL Serge, Constant // Naissance : 26-5-1911 à Caen (Calvados) ; Domicile : Beaumont-en-Auge Calvados () ; Repression : Déporté le 17-5-1944 à ; ; Rescapé Paris Seine
Fils de Constant, charron aux chemins de fer et d’Yvonne Louvel, Serge Perronnel se
marie le 30 juillet 1934, à Cagny (Calvados), avec Marie Deschamps. Instituteur et
secrétaire de mairie de Saint-Etienne-la-Thillaye, il permet, pendant l’Occupation,
à plusieurs jeunes gens d’éviter le Service du travail obligatoire (STO). Avec l’aide
de l’abbé Lemoine
, curé de Beaumont-en-Auge, et d’Emmanuel Langin
, maire de Saint-Etienne-la-Thillaye, il établit de fausses pièces d’identité, fournit
des cartes d’alimentation et utilise même son véhicule personnel pour conduire des
personnes inquiétées par les autorités allemandes jusqu’au département de l’Orne.
Il permet de cacher ces réfractaires dans des fermes, comme à Vauville (Calvados),
Bonnebosq (Calvados) ou Occagnes (Orne).
Dénoncé, il est arrêté le 25 avril 1944 à Beaumont-en-Auge. « Deux agents de la Gestapo m'ont tiré de mon lit, revolver au poing, en m'accusant d'espionnage, m'ont conduit en traction à Caen, au siège de la Gestapo et m'ont fait écrouer »
Interné à Caen, il est transféré à Cherbourg (Manche) le 11 mai avant d’être déporté six jours plus tard sur l’île anglo-normande d’Aurigny, dans le même temps qu’Eugène Lemoine et Emmanuel Langin. Il fait partie d’un convoi d’une trentaine d’hommes arrêtés en Basse-Normandie au cours du printemps 1944. Sur place, les déportés sont affectés à des chantiers du Mur de l’Atlantique sous l’autorité de l’Organisation Todt. Face à l’avancée alliée en Normandie en juin 1944, l’île est évacuée le 25 juin. Après un passage par Guernesey et Jersey, les déportés arrivent à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et sont transférés en train à Paris (Seine) en passant par Nantes (Loire-Inférieure), Moulins (Allier) et Dijon (Côte-d’Or). Ils sont alors détenus à la caserne Mortier à Paris (20e). C’est lors d’un transfert vers la gare de la Villette que Serge Perronnel parvient à s’évader le 12 août 1944. Après la guerre, il devient professeur en Centre d’apprentissage public.
Il décède le 6 août 1967 à Cagny.
Sources : SHD-Caen : Dossier statut ; AD14 : EC (Caen) ; E. Lemoine, Au Bagne…le Curé ! ou l’odyssée d’un curé normand déporté à l’île d’Aurigny en 1944 terre anglo-normande devenue bagne nazi, 1988, 188 p ; J. Quellien (dir.), Livre Mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, 2004, p.193
Benoit Luc
Mots-clés :
- 26-5-1911
- Caen, Calvados
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- 25-4-1944
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- Caen, Calvados
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- Paris, caserne Mortier 20
- 12-8-1944
- Paris, Seine




