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RIQUIER René, Désiré, Roger

Né le 7 janvier 1901 à Bazoques (Eure) ; domicilié à Saint-Pierre-de-Cormeilles (Eure) ; déporté le 14 mai 1943 à Freiburg ; rescapé.

RIQUIER René, Désiré, Roger // Naissance : 7-1-1901 à Bazoques (Eure) ; Domicile : Saint-Pierre-de-Cormeilles Eure () ; Repression : Déporté le 14-5-1943 à  ;  ; Rescapé NA NA

Fils de Jules Riquier, couvreur en paille âgé de 41 ans au moment de sa naissance et d’Esther Lignel, ménagère de 30 ans, René Riquier s’engage dans l’armée à l’âge de 19 ans. S’agit-il de mater un tempérament quelque peu dissipé ? Quoiqu’il en soit, il est incorporé au 83e régiment d’artillerie lourde, mais la vie militaire a des contraintes… Le conseil de guerre le condamne en juin 1921 à un an de prison pour « outrage envers supérieur et refus d’obéissance ». Il reprend du service mais est victime d’un accident qui lui vaut de perdre une partie de son pouce et un autre doigt. Mécanicien de profession, il s’installe après son service dans l’armée à Bailleul-la-Vallée, puis à La Roque-Baignard (Calvados) en 1925 où il reste trois ans avant de partir à Lisieux (Calvados) en 1928. Mis en service auxiliaire, il quitte l’armée. Le 23 septembre 1929, il épouse Marie Angèle Thébault, puis dix ans plus tard, le 25 mars 1939 à Madeleine Charretier dont il n’a pas d’enfant. Désormais, il vit à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Au moment de la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, René Riquier est rappelé à l’active et affecté au dépôt du train le 17 août 1939. Il est démobilisé le 21 août 1940 près d’Aurillac (Cantal). Il rejoint alors son domicile.

Selon le préfet de l’Eure, il est arrêté le 30 janvier 1942 par des gendarmes allemands accompagnés de gendarmes français de la brigade de Cormeilles sur l’ordre téléphonique de la gendarmerie de Trouville-sur-Mer, suite au vol de quelque 12 000 francs au préjudice de l’entreprise allemande pour laquelle il travaillait. Les renseignements livrés aux Allemands en font un portrait sévère : « travailleur irrégulier, passe pour un braconnier invétéré. Il a été plusieurs fois condamné sous divers chefs : chasse en temps prohibé, coups et blessures, outrage et rébellion ». Le tribunal de la Feldkommandantur de Caen le condamne à deux ans de prison le 22 mai 1942. Déjà incarcéré depuis le 31 janvier 1942, il est conduit à la prison des Hauts-Clos à Troyes (Aude). Il en sort le 14 mai 1943 dans un convoi de 123 hommes destinés à la prison de Freibourg dans laquelle il arrive le lendemain. Le 17, il est transféré au château de Kislau, transformé en centre de détention où, à cette époque, nombre de détenus de droit commun sont rassemblés. Les archives ne permettent pas d’éclairer le retour de René Riquier en France, libérable le 21 mai 1944, il se serait peut-être évadé le 20 septembre 1944. Quoiqu’il en soit, on perd sa trace après la guerre.

Sources : SHD-Caen : Liste Tr. Troyes-Fribourg ; classeur ; AD14 :1R495, n°479 ; AD27 : 8 Mi 5160

Françoise Passera

Mots-clés :

Déporté
  • 7-1-1901
  • Bazoques, Eure
  • Saint-Pierre-de-Cormeilles, Eure
  • 30-1-1942
  • Saint-Pierre-de-Cormeilles, Eure
  1. Lisieux, Calvados
  2. Caen, Calvados
  3. Troyes, Les Hauts-Clos, Aube
14-5-1943, I.102
  1. Freiburg
  2. Kislau
Rescapé
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