
Photo: AD61
ROUBAULT Maurice, Georges, Constant
Né le 21 août 1911 à Breteuil-sur-Iton (Eure) ; domicilié à Saint-Symphorien-des-Bruyères (Orne) ; exécuté le 18 août 1944 à Rai (Orne).
ROUBAULT Maurice, Georges, Constant // Naissance : 21-8-1911 à Breteuil-sur-Iton (Eure) ; Domicile : Saint-Symphorien-des-Bruyères Orne () ; Repression : Exécuté le 18-8-1944 à Rai (Orne) ; Décédé
Maurice Roubault voit le jour au domicile de ses parents, rue du Moulin, à Breteuil-sur-Iton, le 21 août 1911. Il est le fils d’Augustine et Georges Roubault, ce dernier exerçant la profession de jardinier. Par la suite, il devient lui-même cultivateur. En décembre 1937, il épouse Valentine Launay, à Sèvres (Seine-et-Oise), laquelle a déjà deux filles d’un premier lit. Les Roubault s’installent dans une ferme située au lieu-dit « Le Godet », à Saint-Symphorien-des-Bruyères, durant la seconde moitié des années 1930.
Vétéran de la campagne de 1939-1940, Maurice Roubault entre en résistance à compter d’août 1942, lorsqu’il rejoint le groupe OCM du canton de L’Aigle (Orne). Lors du bombardement de L’Aigle du 7 juin 1944, Maurice Roubault, en compagnie de Roger Boudry et Roger Gâtine, participe à la récupération d'un dépôt d’armes, dissimulé dans un caveau du cimetière. Plusieurs trajets, effectués de jour comme de nuit, sont nécessaires au déplacement de l’important dépôt, qui est par la suite entreposé dans la ferme Roubault.
À compter du 15 août, alors que l’armée allemande commence à refluer vers l’est sous la pression de l’avancée des forces alliées, un détachement de soldats de la Waffen-SS cantonnent plusieurs jours dans cette même ferme. En prenant du fourrage dans les greniers, des soldats allemands découvrent le dépôt d’armes (mitraillettes anglaises, armes de poing, cartouches, mines, grenades, boîtes de dynamite, ainsi que deux uniformes allemands). Suite à cette découverte, le 18 août 1944 au matin, alors qu’il est occupé à soigner son bétail, Maurice Roubault est arrêté par des Waffen-SS, ainsi que les trois camarades qui travaillent alors avec lui. Les Allemands emmènent le groupe à la ferme du « Parc Paviot », à Rai, pour les interroger. Maurice Roubault est le premier à subir l’interrogatoire. Une fois celui-ci achevé, il est conduit dans la cour de la ferme revolver au poing et contraint de s’allonger sous un arbre, tandis que ses camarades sont à leur tour interrogés par un officier allemand. En fin de journée, les quatre Français sont conduits devant l’officier allemand qui explique, dans un français parfait, que Maurice Roubault est condamné à mort et qu’il va être exécuté. Ce dernier tente en vain de se défendre et de parlementer. Les Allemands l’obligent ensuite à creuser sa propre tombe. Peu avant 22 heures, alors qu’il entonne « La Marseillaise » face au peloton d’exécution, Maurice Roubault est passé par les armes. Il est inhumé par ses trois camarades, qui sont ensuite laissés libres, l’officier allemand leur expliquant ne pas avoir de preuve suffisante contre eux.
Le nom de Maurice Roubault est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Symphorien-des-Bruyères.
Sources : SHD-Caen : 21P666637 ; EC (Rai) ; AD27 (2E7518) ; AERI, La Résistance dans l’Orne, cédérom
Tristan Rondeau
Mots-clés :
- 21-8-1911
- Breteuil-sur-Iton, Eure
- Saint-Symphorien-des-Bruyères, Orne
- 18-8-1944
- Rai, Orne
- 18-8-1944
- Rai, Orne




