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THIAULT Ferdinand, Marcel

Photo : AP P. Ruc

THIAULT Ferdinand, Marcel

Né 12 janvier 1888 à Rueil (Seine-et-Oise) ; domicilié à Déville-lès-Rouen (Seine- Inférieure) ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz ; décédé le 17 septembre 1942 à Auschwitz.

THIAULT Ferdinand, Marcel // Naissance : 12-1-1888 à Rueil-Malmaison (Seine-et-Oise) ; Domicile : Déville-lès-Rouen Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 6-7-1942 à  ; 17-9-1942 à Auschwitz (Pologne) ; Décédé

Conscrit de la classe 1908, le jeune Ferdinand devance l’appel et signe un engagement de cinq ans au titre des Équipages de la Flotte en février 1906 à la mairie de Rochefort-sur-Mer (Charente-Inférieure).

En avril 1907, il est nommé matelot de 3e classe et, en décembre de cette même année, il est transféré au 11e Régiment d’Infanterie Coloniale à Saigon, alors Indochine française. À plusieurs reprises, il passe devant le Conseil de guerre pour des faits de rébellion et des outrages envers les supérieurs. En juin 1921 il est mis en congé illimité de démobilisation et demeure à Corbeil (Seine-et-Oise). Le 22 juillet 1922, Ferdinand Thiault se marie à Sotteville-lès-Rouen avec Laure Tassu ; cinq enfants vont naître de cette union. Trois ans plus tard, la famille s’installe en Normandie et vient habiter Déville-lès-Rouen dans la vallée du Cailly. Ferdinand est embauché à la Compagnie Française des Métaux, une importante usine métallurgique de la commune surnommée « Le Plomb » ; il conduit le train qui transporte les tubes des ateliers à la gare de Maromme. Avec son camarade Roger Bonnifet Lien interne il dirige le syndicat des métaux : tous deux sont « mis à pied » suite à la grève de la CGT du 30 novembre 1938. La mobilisation des ouvriers contraint la direction à les réintégrer. Militant communiste Ferdinand Thiault parle et maitrise plusieurs langues.

Le 22 octobre 1941 au matin, il est arrêté à son domicile, 5 avenue Fauquet, par des gendarmes de la brigade de Déville-lès-Rouen accompagnés de Feldgendarmes. Son arrestation, comme celle de plusieurs dizaines de ses camarades, est ordonnée par les autorités allemandes, lors d’une importante rafle qui a lieu à Rouen et dans ses banlieues, en représailles au sabotage, le 19 octobre, d’un train de matériel allemand sur la ligne Rouen-Le Havre, dans le tunnel de Pavilly. Il est écroué à la caserne Hatry puis transféré au camp d’internement de Compiègne-Royallieu, véritable antichambre des camps de concentration du Reich. Ferdinand Thiault est déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz (mle 46 138).

Comme nombre de ses camarades, il meurt peu de temps après son arrivée, le 17 septembre 1942.

En 1947 son nom a été donné à une rue de la commune de Déville-lès-Rouen ; il est également inscrit sur la stèle de la Fédération du Parti Communiste Français à Rouen.

Sources : SHD-Caen : 21P543707 ; Ruc P., Les déportés politiques, les résistants, Déville-lès-Rouen 1999 ; Alexandre A., Cauchois S., Résistance(s), Rouen, sa région, la vallée du Cailly, 2015, p. 18, 20, 27,177, 206

Alain Alexandre

Mots-clés :

Déporté
  • 12-1-1888
  • Rueil-Malmaison, Seine-et-Oise
  • Déville-lès-Rouen, Seine-Inférieure
  • 21-10-1941
  • Déville-lès-Rouen, Seine-Inférieure
  1. Rouen, Seine-Inférieure
  2. Compiègne, Royallieu, Oise
6-7-1942, I.042
  1. Auschwitz (46138)
  2. Auschwitz, II-Birkenau (46138)
Décédé
  • 17-9-1942
  • Auschwitz, Pologne
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