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VAUCHEL Léon, Aimé

Né le 25 février 1903 à Gournay-en-Bray (Seine-Inférieure) ; domicilié à Oissel (Seine-Inférieure) ; déporté le 21 juillet 1941 à Karlsruhe ; décédé en Allemagne.

VAUCHEL Léon, Aimé // Naissance : 25-2-1903 à Gournay-en-Bray (Seine-Inférieure) ; Domicile : Oissel Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 21-7-1941 à  ;  ; Décédé

Léon Vauchel est le fils de Clovis Vauchel, tanneur en 1903 puis employé de commerce, et de Sophie Lecoeur, concierge en 1921. Il se marie d’abord avec Yvonne Roussel, le 18 avril 1921 à Rouen, puis devenu veuf, avec Simone Tronchot, le 8 août 1930 à Rouen. De ces unions naissent Jacqueline et Léone en 1921 et 1922 et Jacques en 1932. Il travaille depuis 1931 comme ouvrier qualifié à l’usine chimique de colorants Kuhlmann à Oissel, où il demeure, 3c rue Joseph Frossart, dans une cité ouvrière de l’entreprise.

À la suite d’une perquisition domiciliaire, ayant permis de trouver des armes de guerre, peut-être à la suite d’une dénonciation, il est arrêté le 11 juin 1941 par la Feldgendarmerie. Il est d’abord incarcéré préventivement au palais de justice de Rouen. Puis le 20 juin 1941, il est jugé par le tribunal militaire allemand de Rouen dépendant de la FK 417, et condamné pour détention d’armes à 10 ans de réclusion. Interdite par les ordonnances allemandes des 10 mai et 20 juin 1940, la détention d’armes à feu constitue un grave délit. Son épouse adresse en décembre 1941 une requête à F. de Brinon, « ambassadeur » du gouvernement français dans les territoires occupés. Elle y joint le rapport du directeur des établissements Kuhlmann à Oissel : positif, mais pointant son engagement syndical en 1936. Elle explique que son mari avait ramassé les armes et les munitions à proximité de leur maison à Tourneville-la-Rivière, le 8 juin 1940, lors de l’avancée de l’armée allemande et la débâcle de l’armée française, qu’il les avait conservées en souvenir, négligeant l’ordre de dépôt des armes. Arguments irrecevables pour l’occupant comme le fait de ne pouvoir les utiliser, avec un bras droit mutilé et une main coupée depuis un accident du travail à l’âge de 15 ans.

Léon Vauchel est transféré à la prison de Fresnes, d’où il sort le 21 juillet 1941 pour aller purger sa peine en Allemagne. Depuis la gare de l’Est à Paris, il est d’abord déporté à la prison de transit de Karlsruhe. Il est ensuite envoyé le 7 août à la prison de Rheinbach, puis le 6 novembre 1941 à celle de Siegburg où il est détenu jusqu’au 15 juin 1944. Puis il retourne à Rheinbach où il serait décédé le 2 juillet 1944, date de la dernière lettre du détenu à sa femme qui semble étayer cette allégation. Une autre hypothèse prévaut, accréditée par des archives des prisons allemandes. Après 2 mois passés à Rheinbach, Léon Vauchel serait retourné le 10 août 1944 à Siegburg pour un mois, puis le 19 septembre 1944 il aurait été envoyé à la prison de Kassel-Wehlheiden. Il en serait sorti le 29 mars 1945 pour Amberg, où se perd sa trace.

Léon Vauchel fait partie des disparus. Selon le jugement déclaratif de décès du 5 mai 1947, transcrit en mairie d’Oissel le 19 septembre 1947, il est décédé en Allemagne le 2 juillet 1944. En 1955, il est reconnu Mort pour la France, en 2001, mort en déportation. D’autre part en 1954, il est reconnu déporté politique.

Sources : SHD-Caen : 21P546807 ; AD76 : 51W425 (listé), 6M619 (recensement) ; EC (Rouen) ; JORF n°157, 8 juillet 2001

Chantal Cormont

Mots-clés :

Déporté
  • 25-2-1903
  • Gournay-en-Bray, Seine-Inférieure
  • Oissel, Seine-Inférieure
  • 11-6-1941
  • Oissel, Seine-Inférieure
  1. Rouen, Palais de justice, Seine-Inférieure
  2. Fresnes, Seine
21-7-1941, I.009
  1. Karlsruhe
  2. Rheinbach
  3. Siegburg
  4. Rheinbach
  5. Siegburg
  6. Kassel, Wehlheiden
  7. Amberg
Décédé
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