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BORDAIS Gaston, Pierre, Ernest

Photo : ONaCVG

BORDAIS Gaston, Pierre, Ernest

Né le 19 janvier 1912 à Neaufles-Saint-Martin (Eure) ; domicilié à Gisors (Eure) ; déporté le 8 mai 1943 à Sachsenhausen ; rescapé.

BORDAIS Gaston, Pierre, Ernest // Naissance : 19-1-1912 à Neaufles-Saint-Martin (Eure) ; Domicile : Gisors Eure () ; Repression : Déporté le 8-5-1943 à  ;  ; Rescapé Schwerin Allemagne

Fils de Pierre Bordais, tonnelier et de Ernestine Béchet, couturière, Gaston Bordais exerce à l’âge adulte la profession de chauffeur routier. À une date inconnue, il part à Paris et se marie, dans le 18e arrondissement, avec Rolande Quignon le 12 juillet 1934. Revient-il en Normandie à la veille de la guerre ? Quoi qu’il en soit, avec un camarade, Marcel Pihan, domicilié dans le département voisin de l’Oise, ils décident de quitter Gisors pour rejoindre les Forces françaises libres en passant par l’Espagne.

Le 13 mars 1943, les autorités allemandes arrêtent à Oloron-Sainte-Marie, dans les Basses-Pyrénées, un camion qui transportait douze personnes et qui cherchait à passer la frontière. Gaston Bordais figurait parmi les voyageurs clandestins.

Interné au fort du Hâ à Bordeaux (Gironde), il quitte la prison le 25 avril 1943 pour rejoindre le Frontstalag 122 de Royallieu, secteur allemand du camp d’internement de Compiègne (Oise), antichambre des camps de concentration du Reich. Le 8 mai 1943, il fait partie d’un convoi de 960 hommes destiné au camp de concentration de Sachsenhausen, où il arrive le 10 mai et est immédiatement immatriculé du numéro : 66 336. En effet, depuis le début de l’année 1943, dans le cadre de l’opération Meerschaum, des convois massifs de détenus sont organisés pour alimenter en main-d’œuvre forcée les usines du Reich.

Gaston Bordais est recruté comme travailleur forcé en premier lieu par le Kommando de Küstrin où environ 300 détenus travaillent à la fabrication de papier pour la Zellwollz Zellulose Werk, puis il rejoint celui de Klinker, une ancienne briqueterie reconvertie en usine de production de grenades. Au début de l’année 1945, pour des raisons inconnues, il revient au camp central pour être évacué de force par ses geôliers, en fuite devant l’avance des armées alliées. Il survit à la « marche de la mort » et est finalement libéré le 2 mai 1945 à Schwerin. Il est rapatrié via le centre d’accueil d’Hazebrouck (Nord), dans un état amaigri, mais vivant.

Gaston Bordais est décédé à Alfortville (Val-de-Marne) le 8 novembre 1994 à l’âge de 82 ans.

Sources : SHD-Caen : 21P713463 ; SHD-Vincennes : 16P73371; AD27 : 2E8357 ; deces.matchid.io

Françoise Passera

Mots-clés :

Déporté
  • 19-1-1912
  • Neaufles-Saint-Martin, Eure
  • Gisors, Eure
  • 13-3-1943
  • Oloron-Sainte-Marie, Basses-Pyrénées
  1. Bordeaux, Fort du Hâ, Gironde
  2. Compiègne, Oise
8-5-1943, I.100
  1. Sachsenhausen (66336)
  2. Küstrin (66336)
  3. Klinker (66336)
  4. Sachsenhausen (66336)
Rescapé
  • 2-5-1945
  • Schwerin, Allemagne
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