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PAREY Maurice

Né le 28 octobre 1908 à Falaise (Calvados) ; domicilié à Saint-Jacques-de-Lisieux (Calvados) ; déporté le 6 septembre 1943 à Karlsruhe ; décédé.

PAREY Maurice // Naissance : 28-10-1908 à Falaise (Calvados) ; Domicile : Saint-Jacques-de-Lisieux Calvados () ; Repression : Déporté le 6-9-1943 à  ;  ; Décédé

Maurice Parey se marie avec Lucienne Garrault le 18 septembre 1933 à La Croixville (Mayenne). De cette union naît Pierre, le 31 octobre 1935. À la fois directeur d’école et secrétaire de mairie à Saint-Jacques-de-Lisieux, Maurice Parey est une figure locale. Il habite avec sa femme et son fils aux écoles, 37 rue de Paris. En février 1941, il décide de rejoindre la Résistance au sein des Bataillons de la Mort. Sa position à la mairie lui permet de falsifier des documents administratifs et de réaliser des cartes d’identité, des tickets de rationnement et certificats en tout genre. Au-delà de la fourniture de documents, Maurice Parey prend part à plusieurs opérations. Il porte notamment assistance aux réfractaires du Service du travail obligatoire (STO) en les hébergeant et, en tant que chef départemental du Calvados, organise des parachutages d’armes dans sa région.

Ses activités s’achèvent brutalement le 13 janvier 1943, date à laquelle le Police mobile de Rouen (Seine-Inférieure) l’arrête puis le livre à la Gestapo. De nombreux membres du réseau sont également arrêtés, treize d’entre eux sont fusillés au Mont-Valérien (Seine) en août 1943, les autres étant déportés. Ces arrestations font suite à un sabotage de voie ferrée ayant eu lieu quelques jours auparavant. Une perquisition de 6 heures au domicile de Maurice Parey aboutit à la découverte de tracts et d'un plan destiné à Londres.

Maurice Parey est incarcéré à la maison d’arrêt de Lisieux puis à celle de Caen (Calvados), avant d’être conduit à la prison de Fresnes (Seine). La cour martiale allemande de Paris (rue Boissy d’Anglas) le condamne à quatre ans de prison, le 12 août 1943, pour « intelligence avec l’ennemi ». Le 6 septembre 1943, il est déporté de la gare de l’Est comme « NN » (Nacht und Nebel- « Nuit et Brouillard » opération visant à faire disparaitre, sans laisser de trace, tous ceux considérés comme « opposants » par le régime nazi en vue d’être jugé en Allemagne) à la prison de Karlsruhe, puis à la forteresse de Sonnenburg et, enfin, au camp de Sachsenhausen. Il y est vu pour la dernière fois fin février ou début mars 1945 par des camarades, en particulier Fernand Coudrey Lien interne. On perd dès lors sa trace.

Une plaque commémorative réalisée en 1948 par la commune de Saint-Jacques-de-Lisieux est actuellement conservée aux archives communales. Son nom figure par ailleurs sur le monument situé dans le hall d’entrée du rectorat à Caen.

Sources : SHD-Caen : FN, 21P522876 ; MRD Besançon : fonds La Martinière ; J. Quellien (dir.), Livre Mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, 2004, p. 191 ; memorialgenweb.org 

Axel Thomine

Mots-clés :

Déporté
  • 28-10-1908
  • Falaise, Calvados
  • Saint-Jacques-de-Lisieux, Calvados
  • 13-1-1943
  • Saint-Jacques-de-Lisieux, Calvados
  1. Lisieux, Commissariat de police / maison d'Arrêt, Calvados
  2. Caen, Maison d'Arrêt, Calvados
  3. Fresnes, Seine
6-9-1943, I.139
  1. Karlsruhe
  2. Sonnenburg
  3. Sachsenhausen
Décédé
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