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TROCHERIE André, Édouard
Né le 20 décembre 1920 à Gesvres (Mayenne) ; domicilié à Tanville (Orne) ; déporté le 17 août 1944 à Buchenwald ; rescapé.
TROCHERIE André, Édouard // Naissance : 20-12-1920 à Gesvres (Mayenne) ; Domicile : Tanville Orne () ; Repression : Déporté le 17-8-1944 à ; ; Rescapé Buchenwald Allemagne
André Trocherie est né le 20 décembre 1920 à Gesvres en Mayenne. Son père Émile, Lucien, Pierre Trocherie et sa mère Louise, Alexandrine, Émilienne Pottier sont tous deux agriculteurs.
Après une brève scolarité, André Trocherie suit les traces de ses parents et devient lui-même paysan.
En 1944, célibataire, il réside à Tanville chez ses parents et exerce la profession
de bûcheron et de charbonnier aux côtés de son père Emile
. Ce dernier, contacté par Maurice Vernimmen, instituteur de la commune et chef du
groupe OCM, accepte de rejoindre la Résistance avec son fils début mai 1944. Après
le débarquement de Normandie, André et son père, désormais à la tête des résistants
de Tanville, mènent un ensemble d’actions dans la forêt d’Écouves parmi lesquels des
sabotages et des transports d'armes. Le 30 juillet 1944, les Trocherie sont arrêtés
par la Sipo-SD pour leurs activités résistances et aussitôt conduits au château des Ducs à Alençon.
Le 8 août 1944, ils sont tous les deux dirigés vers le camp de transit de Royallieu
à Compiègne (Oise) et immatriculés sous les numéros 47 503 pour André et 47 504 pour
son père. Le 21 août, ils montent dans un convoi de déportés parti du camp à destination
du KL de Buchenwald. Soumis au processus de déshumanisation du système concentrationnaire,
André Trocherie n’est plus que le matricule 81 477 après son entrée dans l’enceinte
du camp. Quelques jours plus tard, il est séparé de son père Émile, affecté au Kommando d’Eschershausen Holzen, tandis qu’il rejoint le Kommando de Witten Annen, situé à quelques kilomètres à l’ouest de Bochum, dans lequel les
déportés fabriquent des pièces détachées pour chars et avions pour le compte de l’entreprise
d’armement AGW. Les deux hommes ne se reverront plus car seul André survivra à sa
déportation.
Le 11 avril 1945, il est libéré au camp par les troupes alliées. Il est rapatrié un mois plus tard puisque son passage est enregistré le 12 mai au centre d’accueil d’Orsay à Paris. Affaibli par les épreuves de l’internement et du travail forcé, il rentre malade et amaigri de 30 kg.
André Trocherie est décédé le 22 février 2002 à Sées (Orne).
Sources : Archives Arolsen ; SHD-Caen : 21P684336 ; AERI, La Résistance dans l’Orne, cédérom ; asso-buchenwald-dora.com, deces.matchid.io
Sébastien Beuchet
Mots-clés :
- 20-12-1920
- Gesvres, Mayenne
- Tanville, Orne
- 30-7-1944
- Tanville, Orne
- Alençon, Orne
- Compiègne, Oise (47503)
- Buchenwald (81477)
- 11-4-1945
- Buchenwald, Allemagne




