
TROCHERIE Émile, Lucien, Pierre
Né le 20 novembre 1886 à Pré-en-Pail (Mayenne) ; domicilié à Tanville (Orne) ; déporté le 17 août 1944 à Buchenwald ; décédé le 28 février ou le 13 mars 1945 à Eschershausen.
TROCHERIE Émile, Lucien, Pierre // Naissance : 20-11-1886 à Pré-en-Pail (Mayenne) ; Domicile : Tanville Orne () ; Repression : Déporté le 17-8-1944 à ; 28-2-1945 à Eschershausen (Allemagne) ; Décédé
Fils d’Édouard, Julien, François Trocherie et de Lucie Desnos, tous deux cultivateurs, Émile Trocherie est appelé au service militaire le 8 octobre 1907 au 25e bataillon de chasseurs à pied à Saint-Mihiel (Meuse) puis muté le 14 novembre 1907 au 12e régiment d’artillerie à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges). Son service accompli, il se retire à Pré-en-Pail où il se marie le 23 janvier 1911 avec Louise, Alexandrine, Émilienne Pottier et il exerce la profession d’agriculteur.
Mobilisé le 1er août 1914 au 31ème Régiment d’Artillerie caserné au Mans, il participe à la bataille des frontières et à la grande retraite jusqu’à la Marne et sera engagé en Champagne. Il combat à Verdun en 1917 où il est blessé. Démobilisé le 1er octobre 1919, il se retire à Pré-en-Pail et travaille dans plusieurs exploitations agricoles à Lassay-les-Châteaux et à Chantrigné en Mayenne.
En 1940, il a 54 ans, et réside à Tanville ou il exerce la profession de bûcheron
et de charbonnier. Contacté par Maurice Vernimmen, instituteur dans la commune et
chef du groupe OCM local, Émile Trocherie entre en résistance le 1er mai 1944 avec son fils André
. Il participe à plusieurs actions dans la forêt d’Écouves et devient chef du groupe
de Tanville.
Le 30 juillet 1944, Émile Trocherie et son fils André, sont arrêtés par la Sipo-SD pour activités de sabotage et transport d’armes. Conduit à Alençon au château des Ducs, Émile Trocherie est transféré au camp de transit de Royallieu à Compiègne (Oise) le 8 août 1944 (mle 47 504) et monte trois jours plus tard dans un convoi de déportés parti du camp le 21 août 1944 à destination du KL de Buchenwald où il est immatriculé sous le numéro 81 397 à son arrivée. Le 14 septembre, il est dirigé à Holzmünden dans le Kommando d’Eschershausen Holzen, aussi dénommé « Hecht », qui vient d’être créé. Les détenus y sont employés par l’usine Stein, une succursale de Volkswagen.
Les sources divergent quant aux circonstances et aux dates de son décès. D’après les archives contradictoires du camp de Buchenwald, il serait mort au Kommando d’Eschershausen Holzen le 28 février ou le 13 mars 1945. La mention marginale sur son acte de naissance indique, quant à elle, son décès le 6 mai alors qu’il était en instance de rapatriement.
Son nom figure sur le monument aux morts de Tanville et sur le Mur Mémorial des déportés de la Mayenne situé dans le musée de la Déportation dans cette ville éponyme.
Sources : Archives Arolsen ; SHD-Caen : 21P545247 ; AD 53 : 4E217/34 ; asso-buchenwald-dora.com ; memorialgenweb.org
Sébastien Beuchet et Yves Duprez.
Mots-clés :
- 20-11-1886
- Pré-en-Pail, Mayenne
- Tanville, Orne
- 30-7-1944
- Tanville, Orne
- Alençon, Orne
- Compiègne, Oise (47504)
- Buchenwald (81397)
- Eschershausen (81397)
- 28-2-1945
- Eschershausen, Allemagne




